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Cannabis : la droite profite du pataquès gouvernemental (15-10-2012)

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Message par Loup le Lun 15 Oct 2012 - 22:56

Article du Nouvel Obs du 15-10-2012

Cannabis : la droite profite du pataquès gouvernemental

La demande de Vincent Peillon sur l'ouverture d'un débat sur la dépénalisation du cannabis est jugée "irresponsable" et "lâche" par la droite.

Cannabis : la droite profite du pataquès gouvernemental (15-10-2012) 4591814
"La dépénalisation des drogues douces, dites douces, est simplement inacceptable", pour Jean-François Copé.

Après les propos de Vincent Peillon en faveur de la dépénalisation du cannabis, recadré par Matignon ce lundi 15 octobre - qui assure qu'il n'y aura pas de mesure allant dans ce sens - les réactions n'ont pas tardé à droite.

Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, a demandé "solennellement à François Hollande de trancher dans la journée". "Cela ne peut pas rester en l'état", ajoute-t-il sur France Info. "La dépénalisation des drogues douces, dites douces, est simplement inacceptable. Je suis désolé de devoir rappeler ce que des dizaines et des dizaines de chercheurs dans le monde entier ont évoqué dans des rapports scientifiques incontestables, c'est-à-dire les ravages sur la santé physiques, psychiques, psychologiques sur l'ensemble des êtres humains et notamment les plus jeunes des effets du cannabis", ajoute le député-maire de Meaux.



Jean-François Copé demande "que ce débat flottant, rouvert régulièrement et qui vient là de l'être par le ministre qui est en charge de l'école de nos enfants, soit immédiatement tranché et arrêté par François Hollande". "Si ce n'est pas le cas, je lance à partir de demain, au nom de l'UMP, à la fois une campagne de pétition et un appel à témoignages de tous les parents qui ont pu voir leurs enfants ou leurs adolescents victimes de la drogue et des trafics épouvantables que cela constitue, afin que nos dirigeants socialistes se rendent un tout petit peu compte de ce qu'ils sont en train de dire", lance-t-il.

Appel à démission

Dans la foulée, une quinzaine de députés UMP ont réclamé dans un communiqué la démission du ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon. "Jusqu'où iront-ils ? Vincent Peillon doit démissionner !", écrivent plusieurs élus de la Droite populaire, dont Philippe Meunier, Lionnel Luca et Bernard Reynès mais aussi le vice-président de l'Assemblée nationale Marc Le Fur et les députées Laure de La Raudière et Marie-Christine Dalloz.

Selon Philippe Meunier, la liste des élus UMP signataires devrait s'allonger dans la journée. "Alors que les scientifiques ont démontré, sans aucune contestation possible, l'effet désastreux du cannabis sur le développement cognitif des adolescents, Vincent Peillon souhaite engager la discussion sur la dépénalisation du cannabis", déplorent-ils.

"Cela ne pourrait être qu'une aberration supplémentaire d'un élu de gauche, mais en l'occurrence, il s'agit du ministre de l'Education nationale, en charge de nos enfants. Le Premier ministre doit immédiatement exiger la démission de Vincent Peillon s'il ne veut pas une révolte des familles qui en ont plus qu'assez de cette succession d'inconséquences politiques", préviennent-ils.

Selon eux, "la responsabilité du gouvernement est d'engager au contraire, immédiatement, une véritable campagne nationale d'information au sujet des ravages provoqués par cette drogue".

"Irresponsable" selon François Baroin

De son côté, Rachida Dati, invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, a jugé "grave et irresponsable" cette position. De son côté, François Fillon également monte au créneau. Il se demande dans un communiqué "jusqu'où l'amateurisme" qui préside au "destin de notre pays va se développer, jusqu'où ceux qui ont en charge des responsabilités nationales joueront les apprentis-sorciers".

Sur RTL, c'est l'ancien ministre de l'Economie François Baroin qui a réagi. Il a ainsi appelé à "se référer aux expertises médicales. On sait que le cannabis, c'est une drogue. Il n'y a pas de drogue douce ou dure". "Le fait de rester dans le champ de la pénalisation crée évidemment une frontière qui fait réfléchir ceux qui l'utilisent", a poursuivi le député-maire de Troyes. "On sait notamment qu'il y a une consommation chez les mineurs excessive, incroyable, avec un accès d'une facilité invraisemblable". "C'est certainement pas en affaiblissant le système légal de protection de nos mineurs qu'on va régler ce problème".

"J'ajoute que c'est quelque chose qui tape dans la construction des cerveaux pour les mineurs", "ça fait basculer dans la schizophrénie, je trouve que ce débat est irresponsable", poursuit-il. "Il y aura toujours des petits salopards qui essayent de se faire de l'argent sur le dos de nos gosses et des familles, mais c'est une question de responsabilité publique et quand on est responsable public, politique, on a à l'esprit l'intérêt général", a insisté l'élu UMP. "L'intérêt général, c'est de conserver un texte qui, au moins, donne des outils pour lutter contre les filières".

"Gauche pétard"

L'UMP a commencé à critiquer les propos du ministre sur Twitter, parlant d'"une gauche pétard". Plusieurs tweets sur le sujet ont été diffusés sur la toile dans la matinée. Guillaume Peltier parle d'une "gauche en plein délire". De son côté, Lionnel Luca, membre de la droite populaire a jugé cette déclaration "scandaleuse et invraisemblable".

Guillaume Peltier a écrit:@G_Peltier
La gauche française en plein délire.Après la fin des notes, Peillon propose dépénalisation du cannabis.Vive l'école version PS#gauchepétard
Valérie Pécresse, de son côté, réagit sur tweeter
Valérie Pécresse a écrit:@vpecresse
Du jamais vu! Un ministre de l'éducation nationale irresponsable prêche la dépénalisation du cannabis. Quel impact sur l'échec scolaire?
Bayrou étonné

Le leader centriste François Bayrou a jugé "étonnant" et "un peu inquiétant" ces propos. Selon lui, il s'agit là d'abord d'une question de "cohérence gouvernementale". "François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont dit il y a un mois et demi qu'ils n'avaient pas l'intention d'ouvrir ce sujet-là pour ne pas alimenter un certain nombre d'attitudes qui nous paraissent dangereuses, notamment pour les jeunes", rappelle-t-il. Il juge anormal que "le ministre de l'Education soit en première ligne sur cette affaire".

"Ceux qui se battent contre les drogues et leurs usages, ce sont les éducateurs, ce sont les professeurs, les parents. Et, le ministre de l'Education doit être à côté d'eux et ne pas ignorer qu'une déclaration en ce sens va atteindre beaucoup d'esprits, beaucoup d'enfants, beaucoup de jeunes", souligne-t-il. Du même avis, Jean-Christophe Cambadélis, vice-président du Parti socialiste européen, estimé que s'il devait y avoir un débat sur la dépénalisation de la drogue, ce n'était pas au ministre de l'Education nationale de l'ouvrir.

"Un aveu de résignation" selon Marion Maréchal-Le Pen

La députée Front national Marion Maréchal-Le Pen a estimé, elle, que les propos de Vincent Peillon étaient la marque d'"un aveu de résignation bien plus qu'une volonté de vivre avec son temps". "Il convient de rappeler à Vincent Peillon que le cannabis s'apparente de moins en moins à une drogue douce, et que le cliché du fumeur de joint baba cool sympa des années 70 est totalement dépassé (...) Fumer un joint aujourd'hui, c'est fumer au moins cinq joints d'il y a trente ans", souligne la députée FN dans un communiqué.

"Il est temps que les membres du gouvernement prennent sur le terrain les informations et abandonnent l'angélisme permanent sur cette question. Une telle position envoie de surcroît un signal désastreux quant à l'autorité de l'Etat : incapable de mettre fin aux trafics en tous genres qui gangrènent les banlieues françaises, il faudrait cesser le combat et légaliser le cannabis. C'est un aveu de résignation bien plus qu'une volonté de vivre avec son temps", ajoute Marion Maréchal Le Pen.

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20121015.OBS5691/cannabis-cope-demande-solennellement-a-hollande-de-trancher.html?xtor=RSS-17#xtor=RSS-128



Réactions des Internautes
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